Stonehenge révèle ses secrets

 

 

Le 11/09/2014 - Source : http://www.industrie-techno.com

 

Des chercheurs britanniques viennent de mettre à jour un ensemble de structures enterrées autour du site de Stonehenge.

 

Ils ont pour ce faire, combiné des technologies variées, de la spectroscopie à la prospection magnétique, en passant par le Lidar et l'induction électromagnétique.

 

Stonehenge, le célèbre monument monolithique du comté du Wiltshire (en Angleterre), n'est pas aussi isolé qu'on a pu le penser par le passé. Une nouvelle étude de la région alentour (sur 12 km²), qui a pris quatre ans, vient de produire une carte de la zone qui révèle la présence de 17 ruines inconnues enterrées autour du site.

 

On trouve parmi ce groupe de monuments des tumulus (dont un très long, fabriqué en bois), des rangées de pierres, de grands fossés préhistoriques et même une ébauche des Durrington Walls, la célèbre enceinte néolithique.

 

Les chercheurs de l'Université de Birmingham ont utilisés trois types de méthodes différentes pour cartographier les ruines :

 

- Des capteurs distants : photographie aérienne, spectroscopie aérienne, et LIDAR (télédétection par laser)


- De la prospection géophysique : prospection magnétique, radar à pénétration de sol, induction électromagnétique


- Des techniques d'analyse et interprétation de données

 

 

Complément d'informations :

 

Depuis des décennies, les chercheurs s'interrogeaient sur la forme initiale de l'ensemble de pierres levées. S'agissait-il d'un cercle complet, abîmé, ou bien celui-ci avait-il toujours été tronqué ? Un accident d'arrosage vient de leur donner la réponse.

 

Tous les étés, durant les périodes les plus sèches, les conservateurs de Stonehenge avaient l'habitude d'apporter de l'eau pour maintenir bien verte l'herbe poussant naturellement sur le site. Seulement voilà, cette année, le tuyau d'arrosage mis en place n'avait pas la bonne dimension et s'est révélé trop court pour atteindre la section incomplète du cercle. Une chance ! Car l'herbe en se desséchant a fait apparaître des sortes de tâches de végétation plus clairsemée, dessinant sur le sol l'emplacement des blocs manquants.

 

Les yeux attentifs du personnel ont fait le reste. En effet, lorsque des vestiges archéologiques ont été enfouis très longtemps à un endroit, l'herbe y pousse moins bien. Toutefois, l'arrosage estival avait jusqu'ici dissimulé le phénomène et, du même coup, l'empreinte des pierres fermant le cercle mystérieux était passée inaperçue. Mais ce n'est pas tout...

 

Les chercheurs affirment avoir découvert, dans le voisinage du site, pas moins de 17 monuments inconnus datant de la fin du néolithique de différentes natures : alignements de pierre (cromlechs), tumulus, puits, auges et tranchées.

 

De quoi tordre le cou à l'idée que Stonehenge est un mystérieux site isolé, loin de toutes zones d'activité humaine. Les chercheurs estiment même qu'il pourrait s'agir d'un lieu de passage très fréquenté. Reste à savoir à quoi il était destiné.

 

Et là, pour l'heure, le mystère semble encore presque entier. Mais les études de ces nouveaux monuments pourraient bien contribuer à le percer...

 

 

Des sites de ce type là, on en retrouve en Afrique, dans la Caraïbe et en Amérique du Sud. Mais ces informations vont-elles nous livrer une nouvelle clée de lecture ?

 

Ci-dessous la carte d'étude du site de Stonehenge :

 

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N. KALALA OMOTUNDE