La seule définition connue des mathématiques dans l'antiquité

 

Quel est le mathématicien africain à qui nous devons cette mention ?

 

Nous devons aux mathématiciens africains de la période pharaonique, la seule définition connue des mathématiques durant l’antiquité. Cette définition, qui a été écrite à l'encre rouge en en-tête du papyrus dit de « Rhind », mentionne      ceci : « Méthode correcte d'investigation dans la nature pour connaître tout ce qui existe, chaque mystère, tous les secrets. Par le scribe Ahmès qui a copié cette copie ».

 

Pour le professeur Théophile Obenga ce texte est un véritable trésor (1). Il s'agit d'une « Connaissance rigoureuse, scientifique, de tout le réel visible et invisible, apparent et caché, phénoménal et nouménal, à la lumière de la seule raison humaine et selon une méthode rigoureuse d'investigation… ».

 

Cette définition montre que l’on ne peut attribuer à Descartes, l’invention de l’idée que les sciences mathématiques sont les seules capables de permettre à l’homme de cerner le fonctionnement de la nature et de tout l’univers.

 

Le papyrus Rhind est un célèbre traité de mathématique datant de la deuxième période intermédiaire et émanant d’un mathématicien Africain du nom de Ahmès. Le nom de ce papyrus provient de l’écossais Alexander Henry Rhind, qui l’a acquis en 1858 à Louxor. Il fut découvert sur le site de la ville de Ouaset (Thèbes). Avec le papyrus dit de « Moscou », c’est l’un des plus importantes sources documentaires sur les mathématiques de l’Afrique antique.

 

Ahmès (ihâmessou en langue africaine antique) est donc le mathématicien africain à qui l’on droit ce fameux papyrus exposé au British museum de Londres depuis 1865. Il a vécu vers  1 650 de l’ère ancienne africaine et le moins que l’on puisse dire est qu’il était brillant. Pourquoi ?

 

Près de 1000 ans avant la naissance de Thalès et Pythagore, le traité de mathématiques d'Ahmès mentionne déjà les théorèmes qui firent la célébrité de ces deux Grecs. Comment peut-on comprendre cela ?

 

En fait, selon les testaments des biographes grecs de ces deux mathématiciens européens, Thalès et Pythagore ont étudié les mathématiques dans les temples d’Egypte durant plus de 20 ans (22 ans par exemple pour Pythagore nous dit Jamblique).  C'est donc là, qu'ils sont découverts ces théorèmes pour la première fois.

 

Notons au passage, qu'il n'existe aucun document grec émanant de la main de Thalès ou de celle de Pythagore montrant leurs théorèmes, ce qui n'est pas le cas pour Ahmès qui a lui-même recopié le papyrus.

 

Notons que si la documentation africaine se basait sur des "on à dit que untel a fait" comme celle européenne, sans pouvoir apporter la preuve formelle de chacune de nos affirmations, nous serions déjà tournés en dérision par tout l'establishment académique.

 

Ceci ne doit point nous étonner car pour bâtir les pyramides 1500 ans avant la naissance d’Ahmès, il fallait maîtriser ces connaissances.

 

D’où le fait qu’Ahmès nous dit bien qu’il a simplement recopié un traité beaucoup plus ancien (qui devait souffrir de détérioration) datant donc de l’Ancien Empire (vers -3000 ans).

 

Tout cela fait dire au professeur Théophile Obenga que (2) : « Si l'histoire des mathématiques était écrite de façon scientifique, c'est à dire juste, sereine et objective, au lieu de continuer de parler du « triangle de Pythagore », on parlerait plus correctement du « triangle égyptien », car les Egyptiens ont connu mathématiquement ce fameux triangle, sacré à leurs yeux, plus de mille ans avant la naissance du mathématicien grec Pythagore à qui l'on attribue injustement la primauté de la découverte de ce triangle. L'antériorité est africaine, égyptienne (…) Pythagore a étudié en Egypte auprès des prêtres ».

 

Seule l’eurocentrisme dogmatique, peut expliquer une telle incohérence dans l’histoire intellectuelle de l’humanité. Si Ahmès avait été grec, les choses aurait été différentes mais il était bel et bien africain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mathématiciens africains de la période pharaonique - fresque murale

 

 

 

Références :

 

(1 & 2) Théophile Obenga, La géométrie égyptienne : contribution de l'Afrique antique à la mathématique mondiale, édition Khepera & l’Harmattan.

 

 

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N. KALALA OMOTUNDE